Test Yamaha THR5 : le meilleur practice amp !

Yamaha THR5

219,00€
4.4

Son

4.8/5

Fonctionnalités

4.5/5

Prix

4.0/5

Les Plus

  • La qualité des effets
  • La fonction stéréo étendue
  • La possibilité de régler les paramètres via USB

Les Moins

  • Le prix, un peu élevé

Le premier test d’ampli d’appartement de ce blog devait être le test du Yamaha THR5 !

Trouver un ampli pour jouer chez soi peut être fastidieux : il faut trouver un ampli pas trop encombrant, pas trop lourd, et surtout un ampli qui conserve de bonnes qualités sonores même en jouant à bas volume.

Bien sûr, il existe des solutions comme les fameux Cubes de la marque Roland. Mais le son peut vite s’avérer froid et un peu cheap. Nous ce qu’on veut, c’est la chaleur d’un bon ampli à lampes ! Mais sans la puissance des lampes. Et avec de la saturation à bas volume aussi.

Ca commence à faire beaucoup…

Mais heureusement, Yamaha est souvent où on ne l’attend pas. En 2011, la marque nippone lançait une évolution importante dans le monde de l’amplification pour guitare avec le THR. Ce practice amp avait pour vocation d’être posé sur un bureau ou une table, contrairement à un ampli classique qu’on pose par terre, et de reproduire le plus fidèlement possible en stéréo, le son d’un ampli à lampes.

Et le pari est réussi !

Les THR sont compacts, avec un panel d’effet assez complet, une construction solide et un look d’enfer.

Et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui !

Faisons ensemble le tour de ce practice amp grâce au test Yamaha THR5 !

Un practice amp de toute beauté

L’aspect extérieur de ce THR5

A première vue, le Yamaha THR5 a tout d’un ampli pour débutant. La taille et le look m’a laissé penser (à tort) que cet ampli se classait dans la même catégorie que les autres petits combos que l’on retrouve un peu partout (coucou Marshall et Roland).

Je ne pouvais pas plus me tromper !

Côté esthétique, cet ampli est une petite brique de couleur beige. Sur le dessus, on retrouve le panneau de contrôle (qui est d’une facilité déconcertante) ainsi qu’une poignée en métal. Le design est soigné et la face avant me fait penser aux radios vintages.

Yamaha THR5 face avant
La fameuse brique beige de chez Yamaha. Rien que côté look déjà, on est sur quelque chose de sympa

Le petit plus, c’est lorsque l’ampli est allumé, ces interstices laissent apercevoir une douce lumière orangée, simulant la présence de lampes à l’intérieur du corps de l’ampli. Astucieux quand on sait que cet ampli est bardé d’électronique. Composé par deux haut-parleurs large bande de 8 cm de diamètre, il vous permettra de jouer en stéréo avec une fonction stéréo élargie qui m’a tout simplement bluffé. Mais on y revient un peu plus tard…

Un panneau de commande intuitif et complet

Voyons un peu ce panneau de commande :

Yamaha THR5 - vue du panneau de contrôle
Les réglages du THR5. Notez la lisibilité des potards et le travail effectué au niveau du design

Tout à gauche, le bouton Amp permet de sélectionner l’émulation choisie (Clean, Crunch, Lead, Brit Hi, Modern), viennent ensuite les potards de Gain, de Master, les fameux réglages EQ (Bass, Middle, Treble). S’ajoutent à cela les différents effets proposés via deux potards de sélection (Chorus, Flanger, Phaser, Tremolo, Delay, Delay / Reverb, Spring Reverb et Hall Reverb).

Yamaha THR5 - vue du sélecteur d'émulation
Un zoom sur les différentes émulations proposées

Enfin, une section nommée OUTPUT réunis deux potards GUITAR et USB/AUX.

Au dessus de l’émulation d’ampli choisie, on pourra également sélectionner les presets qui nous auront le plus séduit grâce à un sélecteur et 5 diodes numérotées. Cela permet de mémoriser vos presets favoris sans avoir à passer par l’ordinateur. On notera d’ailleurs que pour certains effets, il faudra obligatoirement passer par l’éditeur THR (pour le compresseur et le noise gate notamment).

Niveau connectique, le THR5 propose une entrée jack instrument, une sortie casque stéréo, une prise AUX IN (entrée mini jack pour brancher une source audio externe comme un lecteur de musique nomade) et enfin une prise USB (pour relier le THR à un ordinateur).

La connexion USB de ce THR5 lui permet non seulement de régler vos effets ainsi qu’une foule de petits détails mais également d’enregistrer. En effet, cet ampli nous propose une très belle surprise c’est qu’en plus d’être un ampli très polyvalent, il peut aussi servir d’interface audio (et donc de remplacer une carte son). On y revient un peu plus tard.

A première vue, ce petit ampli d’appartement a tout pour nous séduire. Et ce n’est rien comparé à ce que vous entendrez une fois allumé. Croyez-moi, le Yamaha THR5, c’est la Rolls Royce des amplis d’appartement.

Une qualité sonore indéniable

On branche notre guitare à l’ampli via la prise jack située à côté du panneau de commande, sur le dessus de l’ampli. Et wow ! Rien qu’en faisant sonner à vide les cordes pour jauger du volume sonore, sans avoir touché aux réglages, je suis bluffé par le rendu : tout y est.

La rondeur du son est totalement maîtrisé, les harmoniques ressortent très bien et chaque corde semble vraiment sortir du mix. En fait, on a carrément l’impression d’être sur un ampli à lampes (un petit ampli à lampes mais quand même, c’est assez rare pour être souligné).

Après quelques réglages rapide, on reste sur la modélisation CLEAN, et on a déjà un très bon son. Les basses sont belles et rondes, les mediums sont parfait et les aigus sont correctement ajustés. En ajoutant tour à tour les différents effets, on se rend vite compte qu’un gros travail a été fourni de ce côté là également.

A mon sens, les meilleurs effets sont le chorus, le phaser sur le premier potard et du côté des DLY/RVRB, le Spring et Hall sont vraiment top. Surtout en clean.

On sent vraiment la profondeur de chaque effet. Tant que l’on ne pousse pas l’effet au maximum de sa course, on obtient un effet très juste en terme de dynamique sans altérer de façon trop prononcée la modélisation.

La profondeur d’une saturation d’un ampli à lampes

En tournant le potard de modélisation justement, on monte crescendo d’un léger crunch (il faut jouer avec les potards de volume et de gain pour obtenir le son que vous souhaitez vraiment) à une disto hi gain moderne. Le mode Lead est vraiment convaincant offrant une très belle saturation et des perspectives d’heures de jeu à perte de vue. Ajoutez y une pincée de Delay et Reverb ainsi qu’un léger chorus et vous serez parfait pour vous ambiancer sur du Gun’s N Roses !

Si vous êtes plutôt Van Halen, je ne peux que vous conseiller d’aller directement dans la modélisation Modern qui offre le plus haut niveau de gain de l’ampli. Ensuite, pousser le Phaser aux trois quart de sa course, ajoutez y une petite dose de Delay et vous voilà sur les traces d’Eddie Van Halen !

Parlons un peu de la saturation justement.

Sur le crunch, on croirait entendre un ampli à lampe tant le son paraît pur. Une oreille attentive parviendra à faire facilement la distinction, néanmoins, la qualité du son est plus qu’honnête pour un ampli de cette taille. Plus on monte en Gain, plus l’ampli va fouiller dans ses retranchements pour nous sortir le meilleur de ce qu’il a.

C’est assez étonnant d’ailleurs.

On pense toujours qu’il ne pourra pas aller plus loin et il parvient malgré à étonner encore et encore.

Un ampli USB ? Késako ?

En parlant de surprise, découvrons une autre des grandes forces de ce THR10, à savoir la possibilité de raccorder l’ampli à votre ordinateur via USB.

Là encore, le THR10 étonne. En plus de pouvoir contrôler les réglages le plus finement possible, vous avez le loisir de créer vos propres presets et d’en enregistrer jusqu’à 5. Ces presets seront ensuite accessibles via les boutons situés au dessus des potards au niveau du panneau de contrôle.

Ainsi, vous obtenez plusieurs amplis en un !

Ajoutez à cela la possibilité de régler les effets et vous avez un ampli qui ravira absolument n’importe quel guitariste. Les options de modifications sont nombreuses sans que le logiciel fourni avec l’ampli ne soit une usine à gaz (c’est rare). Au contraire, l’interface du logiciel est assez simple et on comprend facilement comment gérer les sons même sans tuto.

L’ampli est d’ailleurs fourni avec un CD d’installation de Cubase pour pouvoir vous enregistrer en utilisant l’ampli comme carte son. Un vrai plus (encore une fois).

En un mot comme en cent, la connexion USB de ce THR10 décuple ses capacités pour offrir un ampli capable de vraie petites prouesses.

Un champ stéréo à tomber amoureux

Je vais vous avouer un secret : je suis tombé amoureux de cet ampli dès que j’ai enclenché le mode stéréo.

Si les qualités sonores du Yamaha THR10 étaient déjà très correctes, on entre maintenant dans un autre monde. En appuyant simplement sur un bouton, le test du Yamaha THR10 prend une autre tournure. L’ampli offre à présent un champ stéréo étendu, ce qui remplit l’espace sonore de façon remarquable.

C’est assez complexe à décrire, mais ceux qui ont déjà entendu cela peuvent témoigner. Le son prend plus d’ampleur, vous avez vraiment l’impression que le son provient d’un peu partout dans la pièce.

Franchement, c’est une sensation étrange de voir que cette petite boîte métallique peut produire un son aussi étendu.

Bref, cet ampli m’a bluffé.

Test Yamaha THR5 : conclusion et avis

Vous vous en doutez, cet ampli est une petite merveille.

Dire que cet ampli est le meilleur ampli d’appartement n’aurait pas de sens cependant. Il a beau être excellent dans de nombreux domaines et disposer de fonctionnalités avancées et très utiles, chaque guitariste est différent. Chaque guitariste a des besoins différents en termes de sons.

En revanche, cet ampli conviendra à un très grand nombre de guitaristes et ce quel que soit leur style de prédilection.

Le Test Yamaha THR5 m’a vraiment convaincu, a tel point que je suis l’heureux détenteur d’un modèle acquis récemment.


Sachez également que le THR5 existe dans d’autres versions : le THR5, le THR30 ou même le THR10C ou encore le THR10X.

Le THR10 est moins compact et plus cher mais offre plus de possibilités. Le THR30 est encore plus grand (ça reste un ampli d’appartement malgré tout) mais coûte bien plus cher. Le THR10C se concentrera plutôt sur des sons country rock, voire blues. A l’inverse, le THR10X s’imposera pour des sonorités plus orientés vers les musiques extrêmes (métal, hard-rock).

Quoi qu’il en soit, le THR5 est une petite merveille de technologie. Que vous soyez un guitariste qui joue au quotidien ou un joueur du dimanche, cet ampli est vraiment ce qui se fait de mieux sur le marché des amplis d’appartement actuellement.

A côté de cela, vous pourriez aussi être intéressé par d’autres moyens pour jouer chez vous : que ce soit des amplis casques aussi appelés amPlugs ou bien des minis amplis qui font office d’ampli d’appartement mais également d’ampli nomade. On pense aussi au fameux Blackstar Fly 3 dont les nouvelles éditions spéciales viennent juste de paraître

Vous trouverez forcément l’ampli d’appartement qu’il vous faut !

Ressources :

Avis sur le Yamaha THR10 – Zikinf

Test du Yamaha THR10 sur On-Mag.fr

Test de l’ampli de voyage Yamaha THR10 – Audiofanzine.com

Test de l’ampli Yamaha THR10 sur Leblogquigratte.fr

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